Quelle est la ville la plus accueillante pour nos chiens ?

Le magazine 30 Millions d’Amis, vient de révéler un palmarès dans une enquête publiée dans son numéro du mois de mai, disponible en kiosque depuis le 21 avril.
41 villes de plus de 100 000 habitants ont été passées au peigne fin. La victoire est indiscutable. La ville de Toulon, avec la note de 17,92/20, est en tête du Palmarès des villes où il fait bon vivre avec son chien devant Perpignan (17,88/20) et Montpellier (17,51), Bordeaux et Nice sont bien placés, Lille et Marseille sont en bas du classement. Hip hip hip pour Grenoble qui figure à la 5e place !

 

Quels sont les critères qui entrent dans la grille d’évaluation du magazine 30 Millions d’amis :

L’accessibilité : des espaces publics, des jardins et espaces verts, mais aussi des transports en commun. Sont pris en compte aussi le nombre d’espaces prévus pour permettre aux chiens d’être en liberté et de côtoyer leurs congénères (caniparcs).
La propreté : notamment la mise à disposition de distributeurs de sacs à déjections, les outils dédiés au nettoyage des chaussées et trottoirs… Avec, cette année, le budget dédié à l’approvisionnement de ces équipements.
La sensibilisation et la communication vers les propriétaires de chiens pour les informer des outils mis à leur disposition. Mais aussi la répression, qui est souvent associée à la sensibilisation.
Les infrastructures (commerciales). Leur nombre et leur diversité, rapportés au nombre d’habitants, sont un indicateur de l’accueil réservé par la ville aux propriétaires de chiens.
La population canine (chiffres I-cad) : le nombre de chiens, rapporté à la population totale, est un indicateur des facilités qui sont faites à leurs propriétaires.
La politique municipale : un élu délégué à la cause animale, des journées dédiées aux chiens ou aux animaux de compagnie, des budgets alloués aux associations de protection animale… sont autant d’indicateurs de l’engagement des élus à ouvrir la ville aux chiens.

 

Toulon, Capitale des chiens !!

Une première place méritée par la Cité du Port Levant qui mène une politique d’accueil du chien au sens large par une ouverture de ses espaces publics et une approche raisonnée du partage des espaces verts puisqu’un quart d’entre eux disposent d’un caniparc où les chiens peuvent être lâchés. Tous les transports en commun de la ville sont accessibles aux chiens tenus en laisse, même les bateaux et le téléphérique qui mène au Mont Faron, le lieu de promenade privilégié des Toulonnais. Avec un réseau dense de canisites, plus de 1,3 million de sacs à déjections distribués pour un budget de 14 000 euros, la ville a fait de la propreté une priorité (même si cela reste à améliorer).

Enfin, Hubert Falco, le sénateur-maire de la ville, fait de l’animal, et notamment du chien, un citoyen à part entière puisqu’une élue est spécifiquement en charge de l’animal en ville. La municipalité distribue entre autres une aide importante aux animaux laissés pour compte. En cela, elle fait même la différence avec toutes les autres.

Une brigade canine veille enfin au respect des règles et prévient la maltraitance animale.

Le Ruban d’honneur de la Fondation 30 Millions d’amis été remis à Hubert Falco, par Reha Hutin, la présidente de la Fondation. Cette distinction récompense la ville portuaire pour ses actions envers les animaux, son accueil des chiens, mais aussi l’aide qu’elle apporte aux refuges sur son territoire et son engagement à préserver la biodiversité, notamment en imposant une expertise écologique avant toute réhabilitation des bâtiments afin de préserver les nids de martinets, et en créant un refuge LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) au cœur du parc du Pré Sandin.

 

 

Paris toujours mauvais élève :

Paris, par exemple, autorise l’accès aux chiens dans le métro, mais pas encore dans les bus. De plus, la capitale n’a aucun espace vert, ou très peu, ouverts aux chiens, si ce n’est deux ou trois caniparcs. Sans compter l’absence de distributeurs de sacs plastiques pour permettre aux propriétaires de ramasser les déjections de leur animal. Mais plusieurs municipalités sont dans ce cas et assument totalement ce choix, en argumentant du fait que ce n’est pas à la ville de payer, mais aux propriétaires de chiens eux-mêmes.

 Malgré tout, Paris est moins mal notée que l’an dernier, car la ville a ouvert une partie des transports aux chiens, mais n’a malheureusement pas communiqué sur cette initiative. C’est dommage… Toulouse aussi (2e l’an dernier) a manqué de communication. La ville a créé des cours d’éducation canine, mais sans mettre ce projet en avant, déplore Katia Renard.

 A l’inverse, on retrouve Boulogne-Billancourt, pourtant limitrophe à Paris, très bien classé, à la 8e place du palmarès. Boulogne-Billancourt dispose déjà du Bois, qui est un point fort. Les propriétaires peuvent y lâcher leur chien sans soucis. En plus de ça, on compte plus de 167 distributeurs de sacs plastiques. La municipalité alloue un budget de 23 000€ pour les sacs, l’entretien des caniparcs, et les campagnes de communication sur ce sujet.

La propreté, un enjeu crucial

En tête, Toulon dédie un gros budget à la propreté et au réapprovisionnement de tous ses équipements », confie Katia Renard, mais on a surtout salué l’accès à la propreté à Perpignan. La ville alloue un budget de 700 000€ à la propreté concernant les chiens, sur une enveloppe globale de 8M€, justifie la rédactrice en chef du magazine 30 Millions d’amis.

Un volet répression est également pris en compte, pour contraindre les propriétaires à utiliser les matériels mis à leur disposition. Enfin, un élu est délégué à la cause animale, depuis le début de mandat d’Hubert Falco. Le refuge des chats errants est hébergé sur un terrain municipal, par exemple, aux frais de la municipalité. Une enveloppe de plus de 40 000€ est même dédiée aux associations animales.

 

Toulon : la récompense d’un long travail en amont

Christine Pagani Bezy, déléguée à la condition animale et au développement durable à la mairie de Toulon (Var) a répondu au leparisen.fr.

Comment percevez-vous cette récompense adressée par la Fondation 30 Millions d’amis ?
Christine Pagani Bezy. Arriver en tête du palmarès et recevoir ce Ruban d’honneur est une vraie fierté pour toute la municipalité mais aussi un réel encouragement. Ça vient couronner beaucoup d’années de travail. Car il ne s’agit non pas d’initiatives prises depuis 2016, mais bien d’un long travail en amont qui a débuté dès l’élection d’Hubert Falco à la mairie de Toulon en 2001. Il m’a ensuite nommée adjointe à la délégation de la condition animale et au développement durable. Lors de son arrivée, Hubert Falco a eu un discours clair : l’animal, et en particulier le chien, est important de par toutes les qualités qu’il représente. Donc, lui-même possesseur de chiens, il était très sensible à cette cause. Son but premier était de créer un équilibre entre les propriétaires d’animaux et le reste des Toulonnais.

Quelles sont vos principales missions ?

Je me suis attachée à prendre la problématique dans le sens de l’intégration de l’animal dans la ville. On compte plus de 27 000 chiens déclarés à Toulon (pour plus de 165 000 habitants, ndlr). On a donc mis en place, au fil des ans, des structures d’accueil des chiens sans nuire au quotidien des autres Toulonnais. Une vingtaine de parcs à chiens sont présents dans la ville, un accès à la mer spécifique leur a été aménagé sur l’anse Tabarly. En ce qui concerne la propreté, la distribution de sacs marche vraiment bien. Beaucoup de caniparcs ont été mis en place également. Plus largement, on collabore aussi beaucoup avec la Ligue pour la protection des Oiseaux (LPO), car Toulon a l’avantage d’être entre la montagne et la mer, ce qui favorise la diversité de la faune. Grâce à ce travail sur la biodiversité, on permet la réintroduction des martinets noirs et leur préservation, par exemple.

Quels sont vos projets futurs ?
On travaille désormais sur la condition des chiens à Toulon mais aussi bien plus. A des implantations de ruches par exemple, notamment en ville. Pour en revenir à la cause canine, on a commencé à travailler sur des idées d’événementiels, une journée consacrée à l’animal domestique peut-être… Ou encore proposer des chats dans des maisons de retraite, une sorte de «ronronthérapie», qui a déjà fait ses preuves ailleurs. On réfléchit également à intervenir dans des écoles pour sensibiliser les enfants face aux chiens. Nous sommes aussi en réflexion avec des maîtres-chiens pour disposer de cours d’éducation canine. Les projets se poursuivront aussi sur l’implantation de la faune sauvage, terrestre et sous-marine.

Nous pouvons tous déménager ou faire en sorte que la cause animale évolue chacun dans nos territoires. L’image positive que nous véhiculons permettra d’obtenir des aides municipales et de permettre aux propriétaires de chiens de mieux vivre en ville avec des canipars, des installations mises en place pour aider la cohabitation avec nos animaux. La propreté et le respect des espaces publics sont donc indispensables pour que nous puissions tous bien vivre ensemble.

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